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LE GROUPE PERELMAN DE RECHERCHES EN PHILOSOPHIE POLITIQUE

ET PHILOSOPHIE DU DROIT


Constitué à la base par une série de philosophes chercheurs et enseignants liés au Centre Perelman de philosophie du droit de l’ULB (Faculté de droit), ce groupe de recherche organise actuellement ses recherches dans le champ de la philosophie du droit, de la philosophie politique et de la philosophie des normes, autour des axes suivants qui donnent tous lieu à des développements à la fois à caractère historiques et inscrits dans les enjeux et débats contemporains :  
Analyse critique et comparaison des différentes formes de normativités, de leur histoire et de leur évolution contemporaine : il s’agit de la sorte, en prenant comme point de références les normativités juridiques, de définir la nature de différentes normativités concurrentes, dans l’histoire (le censeur, la statistique, l’intérêt…) et dans le monde contemporain (les normes définissant la responsabilité des entreprises, la figure de l’homme corrélé par des normes techniques et statistiques…). Outre le fait de dévoiler ainsi une histoire de la philosophie politique dont l’enjeu est la question du gouvernement des mœurs et non pas celle du contrat social et du souverain, outre le fait d’ouvrir ainsi une réflexion politique et éthique sur l’homme contemporain, cette recherche propose une approche critique de la philosophie, à savoir du rapport préférentiel que la philosophie a développé par rapport à la loi.  
Philosophie des relations internationales : comment la philosophie appréhende-t-elle (ou n’appréhende-t-elle pas), dans son histoire et à l’époque contemporaine, les enjeux internationaux ou globaux (les questions de la guerre, de la paix, du cosmopolitisme, du doux commerce, de la globalisation, de la référence à une « humanité »…).  
Cosmopolitisme et mondialisation du droit : le cosmopolitisme consiste à penser des solidarités humaines et politiques au-delà du territoire national, et ces relations entre hommes sont organisées, depuis les Lumières, sur un mode juridique, dont les droits de l’homme sont le paradigme principal.  Mais le projet philosophique du cosmopolitisme permet-il de représenter la mondialisation du droit à laquelle nous assistons ? Le droit n’est plus en effet cantonné à un territoire national limité.  Les systèmes juridiques nationaux sont de plus en plus interdépendants et les juridictions davantage interconnectées.  Peut-on pour autant parler d’ordre juridique mondial et cosmopolitique ?  
Histoire et concepts de l’anti-juridisme : certaines des plus grandes philosophies contemporaines ont, de façons certes variables, avoué leur « haine du droit ».  Mais quelle est l’histoire de cette posture philosophique à l’égard du droit ? Peut-on parler d’un courant anti-juridique ou, de façon peut-être plus métaphysique, d’une incompatibilité/incommensurabilité du droit et de la philosophie ?

Thomas Berns, Julie Allard, Guy Haarscher, Vincent de Coorebyter (CV), Juan Domingo Sanchez Estop (doctorant), Vincent Lefebve (doctorant fac. de droit), Louis Carré (postdoctorant), Christopher Hamel (chercheur postdoctorant), Cléo Collomb (doctorante, co-tutelle Université Technologique de Compiègne), Jean-François Gava (CV et publications), Damien Kudada Banza (b_kudada@hotmail.com), Juliette Lafosse (doctorante ; recherche interuniversitaire sur l'évolution des théories du droit international à l'époque de la Guerre 14-18), Tyler Reigeluth (doctorant ; projet FRFC sur la "gouvernementalité algorithmique"), et Jérémy Grosman (doctorant en cotutelle avec les FUNDP ; projet FRFC sur le "gouvernementalité algorithmique").

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