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LE GROUPE DE PHILOSOPHIE ANCIENNE ET MÉDIÉVALE

 
Groupe héritier du Centre de philosophie ancienne dont les activités se sont réparties entre le Centre de philosophie (PHI) et le Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité (CIERL), il aborde la pensée antique et médiévale en insistant sur sa pertinence philosophique toujours actuelle, partant du postulat que l’histoire de la philosophie peut et doit continuer à nourrir la philosophie la plus contemporaine.   Cette démarche s’articule autour de deux grands axes.  
(A) Une étude directe et approfondie des textes de la tradition, soit pour tenter d’en renouveler la lecture par-delà les nombreuses couches interprétatives qui les ont recouverts au cours des siècles, soit pour remettre au jour des textes moins étudiés.   Actuellement, les thèmes de recherches privilégiés sont les suivants :   Platon et le platonisme : retrouver la richesse de la pensée de Platon par-delà les schémas scolaires auxquels elle est trop souvent réduite suppose une lecture scrupuleuse des Dialogues, attentive tant à leur forme qu’à leur contenu, mais également une étude approfondie de la tradition du platonisme, et en particulier de son moment néoplatonicien, qui témoigne de la fécondité inégalée de cette philosophie.   Le système stoïcien (Logique, physique, éthique) : la philosophie stoïcienne a subi un destin complexe, se voyant à la fois rejetée et implicitement récupérée par les pensées ultérieures.   Depuis près d’un siècle, on redécouvre son importance historique et son actualité insoupçonnée, tant du point de vue de la logique que de la physique et de l’éthique.   Logique et métaphysique chez Aristote et dans la période scolastique : Aristote est le fondateur aussi bien de la logique que de la métaphysique, et sa pensée en a déterminé l’histoire pendant deux millénaires.   Quels sont les rapports originaires entre ces deux disciplines ? Comment s’articulent étude du langage et étude de l’être en tant qu’être ? Qu’en résulte-t-il relativement au statut des modalités ? Ces problèmes ont connu une grande destinée dans la philosophie ancienne et médiévale, notamment dans la métaphysique d’Avicenne et dans la période scolastique, où d’autres questions sont apparues : le statut de la logique se limite-t-il à celui d'une science instrumentale ? Comment s’interprète la question des universaux au travers des rapports entre logique et métaphysique ? Quels sont les domaines respectifs des deux sciences (intentions premières et secondes) ?   L'école franciscaine des XIIIe et XIVe siècles : pendant longtemps, l’école franciscaine a été quelque peu occultée par l’historiographie dominante de la philosophie médiévale. Il s’agit pourtant d’une tradition majeure dont l'originalité touche des thèmes aussi divers que la définition de l'individu, de la propriété, l'importance de la volonté, de la théorie des degrés.
(B) Afin de compléter son projet, le Groupe de philosophie ancienne et médiévale estime nécessaire de poursuivre une réflexion philosophique sur le statut même de l’histoire, tant dans le domaine de la philosophie de l’histoire dans la pensée de l’Antiquité classique que par le biais d’auteurs modernes comme Hegel, Nietzsche, Spengler ou Toynbee qui ont accordé une fonction essentielle au moment antique, ainsi que d’étudier la postérité de la philosophie ancienne à l’époque moderne et contemporaine, dans le but de manifester par l’exemple la fécondité proprement philosophique de l’étude de la tradition.


Sylvain Delcomminette, Odile Gilon, David Engels, Daniel Cohen, Joachim Lacrosse (CV et présentation), Bernard Collette, Odile van der Vaeren (collaboratrice scientifique), Lambros Couloubaritsis (membre honoraire) et Nicolas Zaks (doctorant), Rapahël Van Dael (doctorant), Geneviève Lachance (postdoctorante). 

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